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kurt-forever réunit des plasticiens et théoriciens de l’art en résidence au 6b – c’est un outil de recherche à la croisée des disciplines, qui propose d’expérimenter d’autres façons de donner à voir, à vivre et à entendre les arts.

kurt veut ouvrir à toutes les formes de création et de pensées critiques. A priori, ni haut ni bas, comme le disait Denis Hollier à propos de la revue Documents. Au contraire, se demander pourquoi les arts sont parfois dits appliqués ou beaux, revenir sur ces définitions et sur leurs effets quant aux processus de création.

kurt veut constituer un espace de production, de diffusion et de réflexion sur les pratiques artistiques contemporaines en générant une médiation entre pratique et théorie : un évènement kurt-forever, c’est donc toujours à la fois des œuvres et des discussions sous forme de tables rondes, de conférences, d’essais critiques, ensuite archivés en ligne.

kurt part de ce principe : il y a bien moins de sens à parler des arts en distinguant par matériaux et méthodes, en sectorisant la production d’œuvres uniquement en savoir-faire, qu’à tenter de comprendre un contexte : les relations complexes qui existent entre ce fragment qu’est une œuvre - une pratique, un geste, une pensée – et le milieu dans lequel elle s’inscrit. L’enjeu est d’explorer les frontières sémantiques entre les différents champs de la création et du savoir.

Toutes les expositions kurt-forever se problématisent autour d’un verbe à l’infinitif. Le verbe à l’infinitif présente cet intérêt qu’on ne peut en arrêter de définition absolue. Comme concept, il ne constitue pas non plus un ensemble fini d’objets, de sens ou d’interprétations – tout dépend de quoi on l’entoure, ou à quoi on le confronte. Un verbe à l’infinitif, cela se conjugue, cela se travaille, cela se décline et se mâtine. C’est donc l’outil parfait pour engager ce rapport de force d’avec toutes les tentatives d’univocité ; le verbe à l’infinitif a ce potentiel de devenir le grain de sable qui grippe les rouages d’une pensée trop machinale.

Le verbe à l’infinitif : parce qu’une problématique, somme toute, n’est pas tant question de forme que de relations - rapport du signifiant au signifié, rapport de l’œuvre, comme il en est de l’individu, à une économie symbolique, à la discipline, au genre et à ses lois.